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2018, entre le meilleur et le pire

Depuis son discours d’investiture sur l’esplanade du palais des gouverneurs à Porto-Novo, le 06 avril 2016, le Président Patrice TALON est resté constant. Oui constant autant dans l’état des lieux qu’il déplore même à pleurer qu’en ce qu’il est prêt et tout de suite à apporter du mieux.

Récemment encore, le Chef de la majorité au pouvoir a renouvelé ce vœu qui, nous l’espérons, échappera au caractère pieux dont sont souvent revêtues les promesses électorales qui, avait prévenu Me Adrien HOUNGBEDI, « n’engagent que ceux qui y croient ».

En effet, à l’occasion de son message sur l’état de la Nation le 22 décembre 2017 et quelques jours pus tard le 31 décembre dans son adresse pour les vœux du nouvel an, le Président de la République a davantage rassuré son peuple qu’il mérite le meilleur et qu’il reste pour sa part, déterminé à changer les choses.

Mais que compte-t-il changer et dans quel sens souhaite-t-il les changer ? Il y a très peu de lumière sur les réponses à ces questions sinon des faits qui font plutôt penser à un changement de l’Etat de droit en une autre forme que peut-être les chercheurs et autres politologues auront le temps de spécifier.

Car désormais au Bénin des rois GBEHANZIN, KABA et BIO GUERA puis de MAGA, APITHY, AHOMADEGBE et KEREKOU, les institutions et leurs membres sont lynchés dès qu’ils prennent une décision contre le régime. Les acteurs politiques qui résistent encore à rentrer dans les rangs sont contraints à l’exil ou au silence. Les travailleurs sont interdits de grève et les petits commerçants sont déguerpis des domaines supposés publics où ils exposaient jusqu’en 2016 leurs petits étalages pour des activités génératrices de revenus. Les opérateurs économiques disent connaitre les pires moments de leur carrière et les commandes publiques sont, selon eux, difficilement accessibles à la majorité poussant bien de promoteurs notamment de petites et moyennes entreprises à saisir la direction des impôts pour « cessation d’activités ».

Alors, qu’attendre de 2018 ? Si l’on en croit les annonces du Gouvernement, tout le pays sera en chantier grâce au démarrage de la partie visible de sa politique de grands travaux. L’asphaltage et l’Assurance pour le renforcement du capital humain sont deux grands projets dont les effets concrets sont attendus pour cette année. Et s’ils sont réalisés comme l’a annoncé le Chef de l’Etat, le Bénin ferait un pas de plus.
De toute façon, 2018 sonne comme une année charnière pour le mandat de Patrice Talon. Avec la sécheresse financière clamée par les populations du Nord au Sud, il est attendu une amélioration considérable de la situation. Ou alors, ce serait le fond du gouffre financier individuel.

Ludovic D. GUEDENON

La Rédaction

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