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Dans un entretien à Reuters Financial Television, le milliardaire et investisseur George Soros a estimé que l'économie américaine allait connaître "un ralentissement prolongé" et ne se redresserait pas cette année. "Le système bancaire dans son ensemble est fondamentalement insolvable", a-t-il déclaré. /Photo prise le 6 avril 2009/REUTERS/Shannon Stapleton

Financement de la société civile et des médias en Afrique : Comment les soulèvements sont suscités et financés !

Plus qu’ils ne laissent transparaitre, les soulèvements sociaux en Afrique en particulier et dans le monde en général ne sont pas spontanés. Entre autres promoteurs des mouvements, il y a cet homme discret et puissant : George Soros. Il base ses actions sur le financement de la société civile, de personnalités crédibles et des médias pour déstabiliser les régimes et y trouver ses intérêts économiques. « Y’en a marre », « Le balai citoyen »… et bien d’autres mouvements en Afrique sont ses œuvres.

La succession des soulèvements en Afrique, du Maghreb au Togo en passant par le Burkina-Faso, la République Démocratique du Congo, la Gambie, le Sénégal, l’Ouganda, le Nigeria, la Sierra Leone, le Liberia semble laisser entrevoir l’ouverture soudaine d’une nouvelle ère sur le continent. Erreur. Loin d’être spontanés, ces soulèvements sont intéressés, motivés et suscités par des intérêts économiques importants. C’est ce que Vincent Barbe, Stéphanie Erbs et Olivier Laurent, trois membres de l’Ecole de guerre économique développent dans l’ouvrage « les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique ». Depuis sa création en 1997, cette école étudie la guerre de l’information dans les domaines géopolitique, économique et sociétal.

Les réseaux Soros, c’est un ensemble d’organisations ayant un seul et même promoteur, bailleur et « philanthrope » : George Soros, un milliardaire américain d’origine hongroise. Que ce soit en Afrique ou en Europe, ses mains sont perceptibles derrière les mouvements qu’il finance avec peu de traçabilité. C’est d’ailleurs tout logiquement qu’après Vladimir Poutine, Donald Trump aussi le classe comme un « ennemi » à son régime.

« Au-delà de la personnalité hors du commun de Georges Soros, il existe un système complexe qui combine la puissance financière, la force de frappe médiatique et la résonance sociétale », décrypte Christian Harbulot, directeur l’Ecole de guerre économique, dans son préface de l’œuvre littéraire. Soros et son réseau s’appuient donc sur leur potentialité financière, les organisations de la société civile et les médias nationaux mais surtout internationaux qui sont souvent en avant-garde des soulèvements. L’ampleur des mouvements dépend de l’intensité que les médias internationaux leur donnent. Plus que de simples supports de relais d’informations, ce sont des activistes dans les crises en Afrique et en Europe.

Dans l’approche sorosienne en Afrique, la démarche s’appuie sur le principe de la construction d’un discours légitime fondé sur la défense des faibles. La longévité au pouvoir, la violation des droits humains, le contrôle citoyen d’actions publiques, la démocratie en danger, sont autant de thématiques sur lesquelles se base la stratégie conduisant aux soulèvements.

La société civile, l’arme fatale

Contrairement aux Etats-Unis et à l’Europe, l’action de George Soros passe inaperçue en Afrique. Et pourtant, ce continent est le premier où l’homme a opéré à travers sa fondation depuis 1979. Selon les études de l’Ecole de guerre économique, l’Afrique est aujourd’hui la troisième région en termes d’investissement de la fondation Soros.

Soros se pose en ardent défenseur de l’Open Society, un concept qui recouvre globalement la démocratie à économie de marché. S’appuyant sur les mouvements citoyens, les media ou les organisations de la société civile ainsi que sur un pool de proches conseillers, le milliardaire s’est doté d’une influence aussi forte que discrète, s’imposant ainsi en faiseur de rois, sinon de présidents.

Des figures de proue de la société civile sont souvent utilisés pour crédibiliser les soulèvements. C’est le cas des rappeurs Thiat et Kilifeu et du journaliste Fadel Barro pour Y’en a marre, le rappeur Smockey, le reggaeman Sam’s K le Jah ou l’avocat Me Guy Hervé Kam pour le balai citoyen.

Tous ces mouvements citoyens en apparence bénéficient très largement du soutien de Soros. Il n’a d’ailleurs pas hésité à se retrouver au milieu de la foule du mouvement « Y’en a marre » lors d’un grand rassemblement à Dakar en 2005. Sa silhouette inconnue ne permettait pas de mesurer la lourdeur de son poids dans le mouvement.

L’installation de nouveaux régimes pour lesquels il se serait battu indirectement offre à l’opérateur économique, promoteur des mouvements sociaux, de développer ses activités dans ses domaines préférés tels les mines, les hydrocarbures, l’agriculture, l’énergie et les télécommunications.

De la Françafrique, de grands pas se mènent vers la Sorosafrique, avec beaucoup de succès. Peut-être que le Togo sera sa prochaine victime. Surtout quand on constate le grand lobbying qui se fait déjà dans la sous-région entre les mouvements et media sous l’égide du nouvel homme fort de l’Afrique : George Soros.

L’Afrique mettra du temps pour réellement être libre et avoir ses propres solutions à ses problèmes.

Déodoras GOUGBEDJI

La Rédaction

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