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Affaire de fesses nues au concerto : Ganiath Bello dénonce

Une opinion de Ganiath BELLO

Affaire de fesses

Le fait est simple. Ma grand-mère a parlé en ces termes: «Remets immédiatement ton caleçon et tiens-toi droit debout. N’apporte la malédiction ni sur moi ni sur cette maison que tes ancêtres avec bâton avec les dégagements de leur labeur dont ils ont été fiers ». Le visage serré et le regard menaçant, elle est un empoigné mon bras droit et moi-même s’alignent à la manière d’un ‘i’.

Je voulais juste reprendre pour moi ce que les enfants de la maison voisine ont fait plus tôt ce matin et qui a suscité l’hilarité de nos compagnons de jeu. Pour faire rire ma grand-mère et détendre un peu son regard un peu trop souvent inexpressif, j’ai fait descendre mon caleçon et montrer à la fois, à Dieu au ciel et à mémé, l’intérieur sous forme de tunnel de la fente verticale qui équilibre ma paire de fesses. Au lieu d’en rire, j’ai manqué de peu subir l’ébranlement, ensuite le refroidissement d’une bonne bastonnade.

Plus tard, lorsque ma mère rentra du marché plus que jamais perturbée par la mévente croissante, sa mère lui cria au loin : « Apprends à ta fille à bien se tenir. Si à cet âge, elle fait ça, que deviendra-t-elle une fois grand ? Une poubelle ? Une source empoissonnée ? Ce n’est nullement ce que ton feu père et moi t’avions appris ». Et elle ferma derrière elle sa porte. Je n’avais que sept (07) ans à l’époque. Effrayée à l’idée de la suite des évènements, je maudis à jamais ce jeu qui n’en était pas un. Juste une courte et semi ondulation du corps, équivalence d’une belle malédiction. Aux dépens de mon corps meurtri et de mon âme portée au chagrin, je l’ai compris. Ma mère en effet m’a tabassée avant de me demander la raison du mécontentement de mémé. L’expression pantelante et les yeux rougis, je n’ai pas pu répondre. Le sujet ne fut plus jamais abordé et je n’ai plus jamais osé tenir cette position.

Avec la modernité et ses tentacules kilométriques (ce n’est pas pour me déplaire puisqu’elle prime les facteurs créativité et originalité), la tolérance devient la meilleure vertu et les vices sont installés au carrefour de l’exposition.

Dans ce même système qui se réclame moderne, nous parlons de l’importance de la problématique ‘genre’ et du respect de ‘l’égalité des sexes’. « A valeur égale, salaire égal»… Toute une documentation dont les pages dépassent celles d’un dictionnaire français actualisé. Je voudrais bien avoir l’avis de ces braves et fortes femmes comme Koubourath OSSENI, Célestine ZANNOU, Marie-Élise GBEDO, Claire HOUNGAN AYEMONA, Huguette AKPLOGAN DOSSA… au sujet de leur « sœur » qui profane le temple de Dieu et est fière de se faire toucher le popotin devant public par son jeune frère chanteur fut-il célèbre jusqu’à la moelle épinière. Sûrement qu’elles fermeront leurs visages en signe de désolation et de dépit. Ma grand-mère, je n’ose pas l’imaginer, va tomber de son siège visage écarlate et ahuri. Pour la première fois, quelqu’un aurait réussi ça !

Mais comprenons-nous. Nos objectifs, vision et plan de vie ne peuvent pas être identiques et d’ailleurs, ne le sont même pas.

Si dame popotin est fière de montrer ainsi sa volupté, l’objectif est précis. Le buzz que nous lui faisons et qu’elle encourage fortement à travers les partages sur les réseaux sociaux et autres dont cet article, lui suffit pour mieux vivre, mieux se sentir et mieux être. Sa vison: montrer qu’elle a de belles fesses. Son plan de vie… faire ainsi tout le temps et récolter les lauriers. Je me demande lesquels ! Seulement qu’elle doit savoir qu’à un âge donné, les fesses n’ont plus la même teinte et dansent autrement. De plus, on n’en raffole pas beaucoup lorsqu’on pense à sa fonction première.

Ma personne en tant que femme pourrait s’en offusquer lorsque je me rappelle mes sept (07) ans et que je considère que le corps de la femme est un temple de DIEU. Les musulmans fervents et pratiquants l’ont compris. Leurs épouses, mères et filles rangent tout ça dans des pièces appropriées. On n’en est pas là non plus.

L’objectif de ce post n’est pas de la moraliser, n’est pas de la sensibiliser, n’est pas de la récupérer. C’est impossible. Le bas est déjà atteint. L’idée est de dire à ses jeunes sœurs du domaine qui vont vouloir lui emboîter le pas de se poser quelques questions.

1- Avez-vous un nom de famille ? Si oui, vous n’êtes pas seules à le porter.

2- Avez-vous encore vos parents et frères vivants ? Si oui, il est évident qu’ils n’applaudiront pas ça.

3- Combien vous gagnez financièrement en faisant ça ? Si une villa neuve est dans les termes du contrat et un compte en banque proportionnel, allez-y ! Ailleurs, cela se fait (c’est à confirmer).

4- Avez-vous un époux ? Des Enfants ? Comptez-vous en avoir ? Si oui, peuvent-ils suivre vos pas ?

La liste des questions n’est pas exhaustive.

Si l’artiste en cautionnant cela, est à la poursuite de la véritable célébrité, il doit déposer le micro et retourner à l’école de Sagbohan Danialou, Angélique Kidjo, Nel Oliver, Don Métok, Zeyna Abib, Les frères Guèdèhounguè, Vivi l’International, H20… pour ne citer que certains à échelle nationale quoique la plupart d’entre eux fasse danser depuis des décennies dans le monde entier.

Une véritable carrière musicale, pour le profane que je suis, c’est un texte profond et un groupe d’instrumentistes performants et une communication dévouée à vos œuvres, pas à quoi nous avons été exposés dernièrement et qui circule sur la toile.

La Rédaction

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