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Bénin : La lettre du GERDDES-AFRIQUE qui annonçait le plan de déstabilisation des adversaires de TALON (AJAVON toujours en tête de liste des ciblés)

L’organisation non gouvernementale GERDDES-AFRIQUE a saisi l’opinion nationale et internationale le 15 août 2017 d’une dénonciation d’actes entre autres de mise en péril de la décentralisation, de la confiscation des richesses nationales et de l’instrumentalisation de la justice.

Sept (07) mois après cette alerte, bien d’actes du régime du Président Patrice TALON semblent confirmer l’existence d’un plan d’intimidation, de violation des droits de l’Homme et de la déstabilisation des opérateurs économiques et acteurs politiques non alignés ainsi que l’annonçait cette lettre d’accusation du GERDDES-AFRIQUE que nous vous proposons en nouvelle lecture dans ce contexte de resurgissement de l’affaire dite « redressement fiscal » des entreprises de l’homme d’affaires Sébastien AJAVON, venu troisième à l’issu du premier tour de l’élection présidentielle de février-mars 2016 en République du Bénin.

LETTRE D’ACCUSATION DU GERDDES –AFRIQUE AU BENIN A L’AFRIQUE ET AU MONDE
C’est avec une profonde tristesse et une détermination sans faille que le GERDDES-Afrique veut faire partager aussi bien à l’opinion publique nationale qu’internationale les reculs démocratiques et la mauvaise gouvernance économique qui engendrent au Bénin une crise économique et sociale sans précèdent. Très rares sont les familles qui arrivent à pouvoir prendre deux repas par jour et à faire face aux besoins de santé primaire et d’éducation de leurs membres. La misère a même été érigée par le gouvernement en mode de gouvernance normale. La preuve : le slogan gouvernemental « serrez encore la ceinture pour 2 ans »n’est que le prolongement d’un slogan identique qui a pris fin après un an de propagande infructueuse ; alors que la corruption, les conflits d’intérêts, la gabégie et les traitements inhumains sont les lots quotidiens des populations. Cette situation oblige le GERDDES-Afrique à lancer pour la première fois ces accusations historiques afin que la postérité n’en ignore.
I- LE GERDDES –AFRIQUE ACCUSE LE GOUVERNEMENT TALON DE LIQUIDER LA GOUVERNANCE LOCALE.
La gouvernance locale, laborieusement mise en œuvre depuis deux décennies, a été enterrée par le régime autocratique du “nouveau départ”. Des Maires confortablement élus qui tardent à faire allégeance au régime ont été destitués à la faveur de changements de majorité suggérés et sponsorisés.
Lorsque les conseils municipaux résistent, les Maires sont suspendus puis révoqués en un clin d’œil sans le moindre égard pour les garde-fous savamment organisés par les textes en vigueur. Dans ces cas de révocation réels ou en cours de gestation, nul ne sait le sort extra légal que les princes réservent à ces Maires comme si la révocation n’était pas une vengeance suffisante.
II- LE GERDDES-AFRIQUE ACCUSE LE GOUVERNEMENT TALON DE CONFISQUER A SON PROFIT PERSONNEL L’ECONOMIE NATIONALE.
La confiscation de l’économie nationale par le Prince et les membres de sa cour a fini de provoquer des licenciements massifs et des fermetures d’entreprises. Les opérateurs économiques sont découragés par des incriminations fantaisistes, imaginaires et provoquées dans l’unique but de s’approprier leurs activités d’import-export.
Comment comprendre qu’après que le Prince eut pris en main les principales sources de revenus de l’Etat au profit de ses entreprises y compris par confiscation (coton, PVI, dépouillement du CNCB de sa substance….), par attribution de marché par la procédure de gré à gré, (contrairement aux dispositions constitutionnelles sur les conflits d’intérêts),il puisse après plus de 20 mois de ces pratiques illégales, venir interdire les pratiques du “gré à gré” sans aucunement remettre en cause ses propres faits accomplis, contraires aux dispositions du code des marchés publics.
III- LE GERDDES-AFRIQUE ACCUSE LE GOUVERNEMENT TALON DE LIQUIDER LES ACQUIS DEMOCRATIQUES DU BENIN ET D’INSTRUMENTALISER LA JUSTICE
Le mépris affiché pour la Constitution, la bonne gouvernance et la transparence de gestion s’accompagne du mépris pour les droits élémentaires des citoyens pourtant garanties par la Constitution.
Ces mépris conduisent les nouveaux princes à n’avoir aucun égard pour les décisions de la Cour Constitutionnelle et bientôt, il ne sera pas surprenant que les organes indépendants de gestion des élections soient conjugués au passé. Alors que des sources dignes de foi indiquent qu’un marché de gré a gré est déjà en mouvement pour une votation électronique ‘’tropicale’’.
Le nouveau Ministère de l’intérieur est probablement en voie d’être sollicité pour, après les déguerpissements sauvages et autres confiscations de biens et médicaments de première nécessité sur les marchés, organiser des élections de nouvelle génération pour le “nouveau départ”.
Les princes, sous le prétexte de lutte contre la corruption, se passent des services publics de contrôle de gestion des entreprises publiques, préférant s’en remette à des ‘’audits’’ privés plus influençables pour faire des enquêtes sélectives et partisanes et non contradictoires afin d’engager des poursuites contre les insoumis, instrumentalisant ainsi la justice à des fins politiques. A tout le moins, on espère ainsi réduire ces insoumis au silence.
La volonté de réduire au silence les insoumis comme Sébastien AJAVON, Léhady SOGLO, Komi KOUTCHE véritables menaces pour les législatives de 2019 et la présidentielle de 2021 à travers toutes sortes d’entraves est manifeste ; elle ne s’arrête pas malheureusement à ces insoumis.
Les princes se sont déjà engagés à interdire aux avocats d’assister leurs clients lorsque ces derniers se trouvent sous une menace d’arrestation ou de poursuite sans mandat au risque pour ces derniers d’être poursuivis pour obstruction à la justice. Les droits fondamentaux sont désormais ignorés par les nouveaux princes du Bénin.
Toutes ces violations contraignent le GERDDES-Afrique à accuser solennellement le gouvernement TALON de mauvais traitements envers son peuple.
Le GERDDES –Afrique, en appelle à un sursaut patriotique et à une solidarité internationale pour mettre fin à ces dérives.
Le Vénézuela n’est pas la seule dictature qui affame son peuple. La dictature du ‘’nouveau départ’’ du Bénin est pire que celle du Vénézuela.
Voilà pourquoi le GERDDES-Afrique accuse……..
Et enfin, c’est en raison de tout ce qui précède que pour le GERDDES-Afrique, le Gouvernement Talon doit s’engager dans la voie d’un dialogue national sans exclusive pour sauver le Bénin et sa démocratie.
Délivré à Cotonou le 15 Août 2017

La Rédaction

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