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Bénin : Le gouvernement aux abois fait une fuite en avant, selon les syndicalistes

Bénin : Le gouvernement aux abois fait une fuite en avant, selon les syndicalistes

Les menaces du gouvernement ne font pas fléchir les responsables des confédérations et centrales syndicales. Ils tiennent à poursuivre les débrayages dans l’administration publique malgré que le conseil des ministres ait annoncé que tout débrayage sera désormais considéré comme un “abandon de poste” puisque les grèves sont “illégales”.

“Les secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales du Bénin félicitent les travailleurs en lutte et les encouragent à continuer le combat. Ils les invitent à rester sereins et à ne céder à aucune menace ou intimidation, d’où qu’elles viennent”, indique un communiqué de presse rendu public par Noël Chadaré et ses collègues.

En réplique aux affirmations faites à travers d’abord le conseil des ministres puis Joseph Djogbénou, ministre de la justice, les syndicalistes estiment que ” le gouvernement fait sciemment une mauvaise interprétation de la loi 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin”. Selon eux, la preuve de la légalité des grèves est que non seulement le gouvernement prend en compte les motions à lui adressées mais a entamé des négociations avec les représentants des travailleurs. Le volte-face constaté ne peut donc qu’être à leur avis le fruit d’une “mauvaise foi” et une volonté de ne pas sortir de la crise.

“Il est donc clair que le gouvernement n’a plus d’arguments. Ces fuites en avant et ses errements prouvent qu’il est aux abois”, concluent les secrétaires généraux.

Les syndicats sectoriels n’ont même pas attendus les confédérations et centrales syndicales avant de renouer avec les grèves. Ils avaient déjà annoncé les couleurs en reprenant les mouvements pour certains et en les rallongeant pour d’autres. Les activités dans les secteurs de la santé, la justice et l’éducation sont donc aux arrêts pour quelques jours si les positions ne s’assouplissent.

Josiane KOI

La Rédaction

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