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Bénin : Un grand complot en perspective contre la démocratie et contre le peuple, selon le PCB

COMMUNIQUÉ

A PROPOS DE LA REFORME DU CODE ELECTORAL

Un grand complot en perspective contre la démocratie et contre le peuple.

Le 14 Juin dernier s’est tenu à l’Hôtel Azalai de la Plage à Cotonou  un « Séminaire national sur la réforme du code électoral au Bénin ». Réunissant députés, représentants de partis politiques, et d’organisations de la société civile ainsi que des universitaires, ce séminaire a visé pour objectif « d’appréhender les insuffisances du code électoral…et de dégager les grandes lignes pouvant faire l’objet d’une révision pour l’élaboration d’une proposition de réforme pertinente et inclusive ».

Le Parti Communiste du Bénin a été invité à ce séminaire. Et a été représenté par son premier Secrétaire, le Professeur Philippe NOUDJENOUME. Mais à la tâche, il a été noté en fait que les dés semblaient pipés et que cette séance n’avait pour seul objectif que de « valider » des décisions et mesures déjà prises par les autorités de la Rupture pour leur donner les caractéristiques de « décisions consensuelles ». En effet, pour un travail d’une telle ampleur (397 articles) le document nous a été communiqué à la séance après la cérémonie d’ouverture. Et pour l’étude et les amendements, il  nous est donné moins d’une journée ; car il faudra vite finir pour permettre d’aller rompre le jeûne du Ramadan.

Et pour cela, tout est organisé. Les députés godillots sont montés pour donner des leçons de démocratie et faire taire  tout contradicteur : des personnes qui apparemment n’ont d’autre formation que celle d’être des « rupturiens » s’érigent en donneurs de leçons de démocratie. En un mot, toute une faune de gens « en mission »  pour rapporter au Commanditaire des résultats attendus ?

Quels résultats ?

1°- Poser les bases d’une révision rapide et opportuniste de la Constitution.

En effet bien de propositions demandent pour être appliquées, une révision de la Constitution. Par exemple, pour résoudre la question lancinante de fréquence des élections (2019 législatives ; 2020 : communales ; 2021 : présidentielles ; 2023 : législatives ; 2025 : communales…), il faut revoir le calendrier électoral. Pour cela, prolonger le mandat des députés à cinq ans au lieu de quatre en ce moment. Ensuite, augmenter le nombre de femmes dans la représentation nationale. Tout cela nécessite une révision constitutionnelle.

2° Prendre des dispositions pour l’exclusion de personnes indésirables par le pouvoir de la Rupture et monopoliser le Parlement au seul profit de la majorité Parlementaire.  Les articles   142 et 149 sont tissés pour atteindre ces objectifs.

-L’article 242  exige pour être déclaré élu député chez soi  d’obtenir un certain pourcentage au plan national; même si vous avez obtenu 100% de suffrage dans votre circonscription électorale. Obtenir par-là la réduction de partis politiques représentés au Parlement à 3 ou 5 au maximum.

-L’article 249 impose un quitus fiscal et l’exclusion des personnes non résidentes permanentes sur le territoire national.

Ainsi les propositions avancées par le Premier Secrétaire du PCB et reprises par bon nombre d’intervenants telles que :

1°- Suppression de l’obligation d’être membre d’un parti politique  pour être candidat aux élections communales et locales et admission de listes indépendantes

2°- Adoption d’un scrutin uninominal aux élections législatives avec nécessité d‘avoir au moins un député par commune ;

3°- Suppression de l’obligation «  savoir lire et écrire le français) » pour être candidat aux élections communales et municipales

4° Maintien de la caution des quinze millions à l’élection présidentielle, caution portée à cinquante millions désormais ;

5°- Protestation contre le quitus fiscal aux législatives (article 249) ; demande de suppression de l’article 242 imposant un certain pourcentage au plan national pour être reconnu élu chez soi…

6° Non exclusion de non-résidents permanents aux élections législatives etc… (Article 249).

Tout cela a été ou est balayé du revers de la main ou inscrite comme « réserve » minoritaire.

Sans parler de la nécessité indispensable de la représentation des travailleurs, des Rois et dignitaires traditionnels ainsi que des autres corps socio-professionnels au parlement.

C’est dire que les 10 points dits de « consensus ou de convergence » ne sont que l’arbre qui couvre la  forêt des plans de la Rupture contre la démocratie et le peuple béninois.

Ce grand complot contre la démocratie et contre le peuple doit être combattu et ce projet de code électoral rejeté de même que la révision opportuniste et autocratique  de la Constitution.

Cotonou le 19 Juin 2018

 Le  Parti Communiste du Bénin.

La Rédaction

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