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Bénin : Université d’Abomey-Calavi : La colère des étudiants contre les autorités du campus social

Le secteur social de l’Université d’Abomey-Calavi plonge dans une léthargie au cours de cette académique 2018-2019. Cette situation laisse entrevoir une guéguerre entre le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi ( Cous-Ac) et les organisations estudiantines.

Le bureau du Directeur Adjoint du Cous-Ac est mis sous scellés avec des branchages et un verrou. C’est le constat effectué par  une équipe de la police républicaine  ce 12 mars 2019 lors d’une descente sur le  Campus d’Abomey-Calavi. En effet, la Fneb a procédé dans la nuit du lundi 11 mars 2019 à la fermeture des portes dudit bureau et  par cet acte, elle fustige les dysfonctionnements enregistrés dans le secteur social au titre de cette année académique. Il est question essentiellement de l’inactivité dans les restaurants universitaires et la suspension des services du transport étudiant. Ces dysfonctionnements sont nés de réformes opérées par le Cous-Ac perceptibles à travers la datation des “tickets bus” et la restriction des “tickets resto” à deux par étudiants. Contre ces réformes, elle a exprimé son haro en interpellant les autorités du Cous-Ac.  «Quand la Directrice du Cous-Ac nous a fait part des décisions prises, nous lui avons montré notre position ferme. Le lundi 4 mars nous avons envoyé une demande d’audience au Cous-Ac et nous attendons qu’il réagisse », a laissé entendre Goldine Agbidinoukoun, Présidente de la Fneb. Pour la plupart des étudiants, cet acte de la Fneb est salutaire et amènera les autorités à pendre leur responsabilité afin de relancer les activités. « Je pense que cette année le Cous-Ac ne veut pas permettre aux étudiants de jouir des services du secteur social. Or, ce sont des services qui nous sont capitaux. Donc, l’indignation de la Fneb est la bienvenue et réveillera les autorités de leur somnolence», a déclaré un étudiant ayant requis l’anonymat. À cet effet, il a exhorté les partis impliqués à trouver des solutions idoines pour le dégel de la crise. Rapproché,  l’un des responsables du Cous-Ac ayant requis l’anonymat revèle que ces réformes interviennent dans l’optique de redorer le blason au secteur social en vue de limiter les dérives observées. De ce fait, il a exhorté les étudiants à s’armer de patience. « Les réformes sont pour le bonheur du secteur social. J’invite les étudiants à les accueillir comme telles pour en juger les retombées », a-t-il martelé.

La Rédaction

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