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Bénin / Violences et tracasseries politiques : Les conseils de Komi Koutché saisissent la cour de la CEDEAO et la CADHP

Le gouvernement sera à nouveau devant les instances judiciaires sous-régionale et continentale. Cette fois-ci, il devra répondre dans un premier temps des nombreuses tracasseries contre l’ancien ministre d’Etat Komi Koutché. Lui contre qui, à plusieurs reprises, des accusations ont été faites dans rapports d’audit sans qu’à aucun moment, sa version n’ait été entendue. Pire, des mandats d’arrêt internationaux invalides sont mis en exécution contre sa personne sans respect aucun de son droit.

Ensuite, le gouvernement devra répondre des violences subies par les populations lors des dernières élections législatives desquelles l’opposition avait été exclue. Dans la crise post-électorale, l’organisation Amnesty international a dénombré 4 décès et plusieurs blessés. Les forces de défense ayant tiré à balle réelle, en plein cœur de Cotonou sur les manifestants le 1er et 2 mai 2019 dans les environs du domicile de l’ancien Président de la république, Boni Yayi.

C’est pour que les responsabilités soient situées dans ces violences meurtrières pour que justice soit rendue aux victimes que Me El hadj Diouf, avocat sénégalais de l’ancien ministre d’Etat béninois Komi Koutché a annoncé lundi dernier, lors d’une conférence de presse à Dakar, qu’il assigne le gouvernement béninois devant la Cour de la CEDEAO. Pareil devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples à Arusha en Tanzanie à travers la requête N°020/2019.

Ce sera aussi l’occasion de porter devant ces instances judiciaires les pressions et tracasseries que subissent les opposants au régime en place.

En dehors de ces instances, il n’est pas exclut que les institutions chargées des droits humains au niveau de l’Organisation des Nations-Unies ainsi que la Cour pénale internationale soient aussi saisies. Tant la situation en matière des droits humains au Bénin est inquiétante. Plusieurs institutions internationales ont déjà donné l’alerte. Et à présent, il faudra agir.

La Rédaction

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