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Bilan de la Conférence nationale des forces vives de la Nation : Des acquis et beaucoup d’inquiétudes

Bilan de la Conférence nationale des forces vives de la Nation : Des acquis et beaucoup d’inquiétudes
C’est autour du thème «conférence des forces vives de la nation: devoir de mémoire et d’engagement pour le futur» que se sont réunis hommes politiques, acteurs de la société civile, témoins et participants de la conférence nationale pour se prononcer sur les acquis de la conférence 28 ans après. Le 1er forum sur les acquis de la conférence nationale (fociac-nationale) s’est tenu ce mercredi 28 février au chant d’oiseau de Cotonou.
Pour la première édition de ce forum, Social Watch et l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance, ont pu réunir plusieurs panels composés des plus grands acteurs de la politique et de la conférence nationale. Se sont donc succédés devant les participants le professeur Albert Tévoédjrè, Paulin Hountondji, Valentin Djènontin, Basile Tchibozo, père Julien Kpénoukoun, ministre Akindes Adékpédjou et bien d’autres.
À l’entame de sa déclaration, Gustave Assah, président de Social watch Bénin, a rendu un hommage appuyé, sincère et légitime aux nombreuses figures de marque qui ont su, de par leur savoir-faire, leur abnégation, leur courage, leur dévouement pour la patrie, rendre possibles, les assises de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990. Un hommage qui a été adressé particulièrement à Monseigneur Isidore De-Souza et au feu Géneral Mathieu Kérékou.
Les orateurs de ce forum sont tous à l’unanimité, revenus sur les acquis de la conférence nationale. L’un des plus grands acquis est le retrait des militaires dans les casernes. Un retrait qui continue même 28 ans après cette conférence. La conférence nationale a aussi permis d’installer le pouvoir local. La décentralisation est un acquis de cette conférence. Cependant, des doutes planent sur les autres acquis. Il est nécessaire de réfléchir et de voir si nous avons vaincu la fatalité ont-ils tous demandé. Le Professeur Albert Tévoédjrè, très confiant, a cependant rassuré que le Bénin a vaincu la fatalité. Selon lui, la prière a tout fait. « Cette rencontre est le signe que nous avons vaincu la fatalité. J’ai été surpris et je peux vous assurer que c’est la foi que vous mettez dans ce qui a été dit, ce qui a été fait qui vous honore. » a t’il notifié. Pour les autres, le pouvoir de l’argent prend le dessus dans notre pays. Le Bénin tangue mais ne chavirera pas. Chaque régime vient, s’installe, casse ce qui a été déjà fait et reprend tout. Il faut tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne recommandent-ils. Le père Julien Kpénoukoun quant à lui, rassure. « la conférence ne mourra pas. Ses valeurs ne mourront jamais. Je garde un esprit de sérénité et d’espérance. Le mal n’a pas d’avenir dans ce pays» a-t-il expliqué.
Cependant, il est nécessaire de faire des réformes diront les panelistes. Les Béninois doivent se parler. On doit réformer le Bénin. Il est temps de retourner à un nouvel forum national pour réfléchir sur le devenir du pays ont-ils tous proposé. Ce premier forum sur la conférence sera désormais renouvelé chaque 28 février parce que «les vieux démons semblent être à nouveau de retour et le Bénin a encore plus que besoin de se réconcilier avec lui-même», a déclaré Gustave Assah.

La Rédaction

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