Salamin Magazine
Image par defaut 1

Ces machins d’associations de consommateurs !

Dans le feuilleton de la surtaxation des communications électroniques qui faisait grincer les dents à toute la population qui n’avait que les réseaux sociaux pour affirmer son désarroi, du fait du refus de la marche de protestation, il y avait quand même un scénario qui devrait faire pouffer de rire.
Le vendredi 21 septembre, soit deux jours après la mise en exécution du fameux décret rétrograde 2018-341 du 25 juillet 2018, Robin Accrombessi, seul membre sérieusement connu et président de l’association « la voix des consommateurs », se flanque d’un communiqué aussi ridicule qu’indécent. Morceaux choisis : « Suite à la prise du décret 2018-341 relatif aux contributions des consommateurs sur les services de communications électroniques en république du Bénin, La voix des consommateurs a préféré rester stratège dans cette lutte en dénonçant mais avec courtoisie sur une dizaine de médias classiques cette décision préjudiciable au secteur ». « Grâce aux simulations mathématiques, nous avons fait des suggestions qui ont retenu l’attention de l’ARCEP représentant le gouvernement et l’ARCEP ». « Nous avons obtenu des avancées notoires sur au moins 4 points ». S’en suivra alors la récitation d’un chapelet d’exploits dont se glorifie fièrement le Patron de la corde vocale des consommateurs. Le plus drôle, c’est sa fierté d’avoir réussi à obtenir de l’ARCEP d’instruire les opérateurs de téléphonie mobile pour proposer d’autres offres qui donc, en conclusion, violeraient le décret signé du Président de la République et de ses ministres. Manque de logique juridique.
C’est évident que les autres associations ont fait preuve de pudeur face à la souffrance des vrais consommateurs pour ne pas publier de communiqué notant des « avancées sur 4 points » dans une logique de « diplomatie ».
En réalité, si ces associations de consommateurs qui ne se résument qu’à deux ou trois types déterminés à défendre d’abord le consommateur qu’ils sont, ne se limitaient qu’à être utiles que pour occuper certaines colonnes des journaux, des tranches vides des radios et télévisions ou recevoir des lignes budgétaires des entreprises d’Etat, cela ne gênerait point. Et personne ne s’en est offusqué jusque-là. Romain Abilé Houéhou et sa ligue de défense des consommateurs anciennement logés dans un local insalubre non loin du carrefour IITA de Godomey n’ont plus jamais pipé mot depuis que la manne de l’ATRPT devenue plus tard ARCEP est tombée. Et les années qu’il a passé dans cette structure ne l’ont certainement pas fait maigrir. C’était sa chance.
Mais de là à verser dans une défense paradoxale qui consiste à voir « 4 avancées notables » là où l’annulation pure et simple du décret est exigée et plus tard obtenue, c’est à la limite sadique. Et Robin devrait l’éviter. A l’avenir.
Heureusement que le Président de la République n’a pas entendu cette voix de ces consommateurs.
Josiane KOI

La Rédaction

Ajouter un commentaire

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Articles populaires