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Chronique de Romuald Boko : Monsieur le Président, craignez ce peuple et craignez Dieu!

Dussé-je même être ascète, je combattrai cette gloutonnerie gargantuesque et ubuesque d’un homme incapable de terminer une seule boule de “lio” qui pille les richesses de son pays, amasse, amasse encore au dépens de son peuple qui croupit malaisément sous le poids de la misère et de la pénibilité.
Pendant que vous sabliez le champagne -Dom Perignon White Gold Jeroboam-,
Pendant que vous preniez certainement du Romanée-Conti Grand Cru à table,
Pendant que vous commandez par moment, vos déjeuners via Air France au Jules Verne, le célèbre restaurant français perché au deuxième étage de la Tour Eiffel,
Pendant que vos enfants, les enfants de vos proches … tentent difficilement d’éliminer les excès de calories car mangeant des repas trop copieux et à longueur de journée, des milliers de vos concitoyens mangent difficilement un seul repas par jour. D’autres meurent de faim. Quel péché ont-ils commis?
En dehors de sa complicité comme le disait Orwell : ” un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice”; en dehors de sa complicité disais-je, ce peuple qui vous a porté mérite mieux.

Monsieur le Président,
En moins de deux ans, la férocité de votre régime dit de la rupture qui vise à instiller une terreur maximale dans le pays et à étouffer tout embryon d’opposition et de voix dissonante a, somme toute, poussé Sefou Fagbohoun, Lehady Soglo, Mohamed Atao en exil, et mis le tonitruant syndicaliste Laurent Metognon, le roi de kpayo OLOYE en prison. Une pure démocrature basée sur le harcèlement, l’acharnement politique, le pillage sans pudeur de deniers publics… Le chroniqueur se dispensera de parler de l’homme d’affaires Sebastien Ajavon, persécuté et torturé dans son âme au nom d’une certaine lutte insensée et sélective contre la corruption.

Monsieur le Président,
Dois-je vous rappeler encore que la lutte contre la corruption ne serait effective que lorsqu’elle est totale et impartiale. Autour de vous, monsieur le Président, il y en a de plus corrompus que Metognon. C’est difficile pour moi de citer mon frère Okounola, mon ami Kassa, mon Général Gbian, et comme vous le savez, la liste est longue. Mettez les tous en prison. Tous.

Monsieur le Président,
Le pays va mal, très mal et votre gouvernance inquiète. Quel pays laisserez-vous à votre successeur ?
Tous les indicateurs de développement ne sont pas rassurants, le taux d’endettement est le plus élevé depuis l’avènement du renouveau démocratique.

Monsieur le Président, le peuple est déçu de vous, de votre entourage, de votre gestion, de votre vision, bref, de tout. Ceux qui vous apprécient encore ont pour la plupart des cadavres dans leur placards et craignent votre capacité extraordinaire de nuisance. Si vous ne le savez pas, faites un tour à Dantokpa, vous comprendrez que vous n’avez plus le peuple avec vous. Il ne vous reste que des menteurs, des vendeurs d’illusions, un groupuscule qui vous cherche à vous abattre. Pour mieux étouffer son ennemi, il faut l’embrasser disait un proverbe Nago.

Monsieur le Président,
Pour finir, je voudrais vous informer que vous pouvez privatiser le port mais jamais vous ne pouvez privatiser l’océan. Vous pouvez également privatiser l’aéroport, mais pas le ciel béninois. Sachez alors que le Bénin, la terre de nos aïeux existait avant vous et existera après vous. Craignez ce peuple qui vous observe et vous regarde faire. Craignez Dieu.
Bonne fête à vous!
Romuald Boko, votre chroniqueur que vous n’aimez pas.

La Rédaction

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