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Condamnation de Sabi Sira Korogoné : Reckya Madougou appelle à combattre à nouveau pour la parole

Elle a désormais repris la parole dans les grands débats et celui qui est d’actualité ne la laisse pas indifférente. Mieux, elle se montre écœurée. Reckya Madougou ne voit pas d’un bon œil la condamnation à 12 mois de prison ferme de Sabi Sira Korogoné, porte-parole de l’initiative de Nikki. Anciennement leader de la campagne « Touche pas ma Constitution », l’auteure de « Mon combat pour la parole », à travers une publication sur sa page facebook, désapprouve sans ambages tout élan de restriction de la liberté d’expression. Et le titre déjà est évocateur : « Celui qui laisse commettre une injustice ouvre la voie à d’autres injustices ».

Défenseur de l’inclusion financière à travers le monde notamment plusieurs pays africains, Reckya Madougou déplore que Sabi Sira Korogoné ait été victime de son appel au secours de la souffrance des populations d’une région. L’intervention du condamné, selon elle, pose le problème du développement. Le problème de la satisfaction des besoins les plus prioritaires des populations. Des besoins que devraient s’empresser de combler les gouvernants actuels et futurs.

Puis elle en appelle à l’action que jamais la liberté d’expression ne soit mise en mal. « Devons-nous observer le silence, faire oeuvre de lâcheté et détaler comme de petits lapins face à la condamnation prononcée ce 2 octobre 2018 par le tribunal de première instance de Cotonou contre Sabi Sira KOROGONÉ dont le seul péché aura été de s’être exprimé d’une voix discordante? », s’interroge Reckya Madougou. Réponse ferme : « Non ».

Pour sa part, l’ancienne présidente de l’association ayant combattu pour la parole élève son cri de détresse : « en présence d’une menace aussi grave sur notre héritage démocratique, je ne peux faire économie de mon émoi. J’élève ma voix contre cette tentative de réduire les jeunes au musellement et de les contraindre à se résigner et à vivre leur chômage, leur misère et leur dénuement social en silence ».
Elle achève sa publication par un appel. Mieux, une exhortation aux jeunes, à tous : « Soutenir Sabi Korogoné c’est défendre la liberté d’expression. Soutenir Sabi Korogoné c’est aussi et surtout permettre à ces millions de jeunes d’exprimer leur mal-être »

Par Josiane KOI

La Rédaction

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