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3ème au Bac 2017 : Yvet Ahouandjinou, une constance dans l’excellence

Sur la liste publiée officiellement par l’Office du Baccalauréat, Yvet Ahouandjinou est à la troisième place. Entre joie et bilan, il projette dans l’avenir avec probablement des études en médecine. Ayant déjà été 2ème au Bepc 2014, c’est une constance dans la durée. Une réussite attendue.

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Habitant Tankpè dans la commune d’Abomey-Calavi, Yvet Ahouandjinou n’avait pas eu très les informations sur sa position sur le plan national lors de l’examen du Bac 2017. Il aura fallu qu’un ami de la famille informe son père au téléphone dans la journée et qu’ensemble avec maman yvet ils suivent Soleil FM pour suivre la déclaration faite par le Directeur de l’Office du bac. Ils sont définitivement convaincus que Yvet Sèmèvo Ahouandjinou est effectivement le 3ème au Bac 2017 avec une moyenne de 17,54 en série D. Plus tard, en retirant le relevé de notes, le lauréat sera au parfum de ses notes : Mathématiques 19, SPCT 18, Sciences de la vie et de la terre 17, Français 16, Anglais 18, Histoire et géographie 19, Philosophie 15 et Sport 15 aussi. Des résultats qui ne surprennent ni les enseignants, encore moins les parents du nouveau bachelier, pas plus que lui-même. Le garçon de 17 ans peut laisser libre cours à sa joie. « Quand je me souviens de toutes les péripéties que j’ai connues durant l’année académique, je ne m’attendais pas à ces résultats. Je savais que j’aurais une bonne moyenne mais pas être à une telle position. J’ai réussi à avoir une bonne position sur le plan national, faisant ainsi la fierté de mon école, mes enseignants et surtout mes parents qui m’ont beaucoup soutenu. Raison pour laquelle je suis animé d’une joie débordante », informe Yvet.

 

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Une réussite n’étant jamais complète tant qu’elle n’est pas maximale, le jeune garçon n’est pas très content des quelques miettes de point qui le sépare de la première place. « Mon désir était d’être le premier au plan national. Ce que je n’ai pas réussi. Mais quand j’ai appris que c’est Toyin Maforikan qui occupe cette position, j’ai compris que c’est normal. Lui et moi avions fait le pari de cette position », confie-t-il.

En fait, entre Yvet Ahouandjinou et Oluwatoyin Maforikan, c’est une longue histoire de saine émulation. Trois ans exactement de compétition à distance. Tous deux, ils avaient été 2èmes au Brevet d’études du premier cycle en 2014. Et depuis, chacun se promettait d’être le premier au Bac auquel il participerait.

Même si au niveau de l’office du Bac on n’a pas encore la publication officielle d’une seconde liste après certains réaménagements, Yvet est rassuré. « Le plus important pour moi, c’est d’être parmi les meilleurs », se rassure-t-il.

 

Une bonne organisation personnelle

Yvet ne s’est pas donné un emploi du temps drastique pour obtenir sa performance appréciable au Bac 2017. Avec les cours de vacances, il avait déjà les premières notions dans les matières de la classe de Terminale. « Au cours de l’année académique, je faisais tout possible, avec l’aide de mes répétiteurs à la maison, pour avoir une longueur d’avance sur les enseignants en classe. De ce fait, je consacrais beaucoup de temps aux exercices de consolidation », secret de réussite du jeune bachelier. Cette avance sur ses camarades n’empêchait pas une entraide avec eux sous un fond de saine émulation. Au contraire.

Le souci d’être le meilleur à l’examen national ne condamnait pas le candidat à se murer dans les cahiers sans fin. « J’ai du temps pour mes loisirs notamment la lecture et la pratique du basketball même si je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup jouer cette année. En plus, j’accorde toujours une place importante à la prière. Mes journées commençaient et finissaient par la prière », fait savoir Yvet qui, si telle est « la volonté de Dieu », aura l’opportunité de poursuivre ses études en médecine d’abord avant de spécialiser en Neurologie. Dernier conseil du bachelier : « il faut écouter les conseils des parents et des encadreurs. Ce sont des conseils classiques mais très importants ; quand on les met en pratique, on en bénéficie ».

Par Joël C. TOKPONOU

La Rédaction

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