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Désert d’infrastructures dans les établissements publics : Au secours du collège de Coussi !

En décidant en 2012 de créer le collège d’enseignement général de Coussi dans la commune de Toffo, le gouvernement d’alors avait voulu mettre fin à la déscolarisation en forte croissance dans la zone et soulager les peines de ceux qui s’ efforcent de poursuivre les études au cours secondaire. Mais cinq années après, le constat est peu reluisant. Comme si le nom de l’arrondissement et de l’établissement (Coussi) avait un effet maléfique, les élèves qui osent encore y rester vive comme dans un « cimetière d’infrastructures académiques ».

Pour les 13 groupes académiques du premier cycle (il y avait 14 groupes l’année passée), seulement 10 hangars sont disponibles pour accueillir les élèves pour les cours. Et quels hangars encore ? Des hangars branlants dont trois devraient tomber dès que les prochains vents violents souffleront. Pour les plupart, ces bâtisses en matériaux précaires sont maintenus juste par quelques bois. Dans leur majorité, les « salles de classes » ont un sol sablonneux.

‘’Au regard des conditions d’études des enfants à Coussi, beaucoup préfèrent ne pas inscrire leurs enfants au collège. Il vaut mieux avoir un enfant déscolarisé qu’un enfant exposé aux intempéries avec des risques de blessures voire de décès quand les hangars sont cédés en plein cours », confie Richet Somakpo, un habitant de la localité. « Seuls les parents qui ont un peu de moyens déménagent et leurs enfants fréquentent les collèges de Toffo ou de Houègbo », poursuit-il.

Sauver Coussi de la mort !
L’utilité du collège de Coussi pour toute la région est incontestable. Grâce à sa création, des centaines d’enfants sont sauvés de la délinquance. C’est certainement fort des ce constat que la mairie de Toffo a engagé la construction d’un module de trois classes. Seulement, ces bâtiments, même s’ils sont construits, ne constitueront qu’une goutte d’eau dans ce désert d’infrastructures du collège. D’autres bâtiments en matériaux définitifs pour l’administration, le laboratoire, la bibliothèque et les cours, des tables-bancs, un forage pour donner de l’eau potable aux élèves, enseignants et membres de l’administration, de l’électricité, … tout ce qu’il faut pour que l’établissement soit vivable.
Si du côté de la mairie on peut se frotter les mains pour le démarrage de la construction d’un module, du côté du gouvernement, des actions salvatrices sont toujours attendues. Un geste des cadres et personnalités de la localité ne serait pas aussi mauvais.
Il faut enlever « Coussi » des mains de la mort, sinon de la souffrance.
Joël TOKPONOU

La Rédaction

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