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Bénin : L’opposition crie “trop c’est trop” et exige le retour des exilés politiques

Ils sont nombreux les opposants béninois à être en exil pour éviter la prison. L’un d’eux, Sébastien Ajavon a même été condamnée par contumace à 20 ans d’emprisonnement ferme. Quant Komi Koutché, Léhady Soglo, Valentin Djènontin Agossou, Fatouma Amadou Djibril, il est ouvert contre eux des procédures judiciaires sur différentes affaires. Sabi Sira Korogoné, Laurent Mètognon et autres sont condamnés et purgent des peines d’emprisonnement. C’est le tableau noir qu’on peut peindre de la situation que vit l’opposition béninoise depuis l’avènement du régime de la Rupture.

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Et face à une situation aussi sombre, Joël Godonou de la RB, le député Adjibadé Koussonda du MADEP, l’ancien Ministre Théophile Yarou des FCBE, le député Amadou Issifou des FCBE, Gilbert Kouessi du PCB, le député Léon Basile Ahossi de l’USL, l’ancien préfet Kohoué Corentin du PSD et le député Guy Mitokpè de RE, soutenus par plusieurs autres personnalités dont Éric Houndété n’ont pas été tendres envers le regime. “Trop c’est trop”, n’a cessé de crier la foule venue nombreuse ce samedi à Majestic de Cotonou.

Rosine Soglo, Boni Yayi et les exilés politiques n’ont pas manqué de faire parvenir aux militants leurs messages de motivation.

Cette sortie vise à faire savoir au régime en place, la détermination et l’engagement de l’opposition à sauver la démocratie qu’elle considère gravement en danger.

«Nous, forces politiques de l’opposition, déterminées à nous battre pour la restauration de notre démocratie en péril exigeons : l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires ciblées, la libération immédiate des prisonniers politiques et d’opinions, l’abrogation des lois portant code électoral et charte des partis politiques…”.

L’opposition exige également la délivrance des récépissés aux partis politiques constitués, le retour des exilés avec garantie de sécurité et possibilité de participer à la vie politique, la relecture du code pénal et l’abrogation de la loi portant création de la CRIET, la mise en place d’une structure paritaire de supervision des élections, a présenté le député Basile Ahossi.

” En prenant le peuple ainsi que l’opinion publique nationale et internationale à témoin nous rendons le pouvoir en place responsable des déconvenues qui découleront de son entêtement. Car même détenteur de la force publique,on est pas certain de venir à bout d’un peuple révolté, conclut-il sous les applaudissements nourris des militants.

La Rédaction

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