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Gogounou : Le gouvernement sauve le pont « Hêhomey »

Les riverains et usagers du Pont de Gogounou n’ont plus rien à craindre. Même s’il lui a fallu « engloutir » le portefeuille d’un ministre, cette infrastructure est désormais praticable. C’est ce qu’on peut retenir du conseil des ministres du 27 septembre 2017. « Les dispositions idoines ont été prises pour la réparation diligente des dégradations enregistrées. Les travaux effectués sont satisfaisants et le risque d’interruption du trafic totalement écarté », rassure le communiqué.
Officiellement, du moins, selon certains médias, l’ancien ministre des infrastructures et des transports a été relevé de ses fonctions pour manquement au Chef de l’Etat. Hervé Hêhomey n’aurait pas obéit, en temps réel, aux injonctions du Président de la République, lui intimant de se porter vers Gogonou pour observer les dégâts subits par le pont situé sur le tronçon Béroubouay-Kandi. Le désormais ancien ministre avait préféré vaquer à ses activités politiques. Et ce qui devait arriver, arriva.
C’est donc logiquement qu’au dernier conseil des ministres, la situation de ce pont qu’on peut dénommer le « pont Hêhomey » a été étudiée. « Le conseil des ministres a pris connaissance du compte rendu du Ministre des infrastructures et des transports sur la situation de la dégradation du pont situé au PK 20 + 128, sur le tronçon Béroubouay-Kandi. En effet, les pluies diluviennes enregistrées dans les départements de l’Alibori les vendredi 15 et samedi 16 septembre 2017, ont engendré une montée et un débordement des eaux sur un linéaire de 125 mètres de part et d’autre du pont » qui dessert les pays de l’Hinterland. L’ampleur des dégâts est considérable. « Submersion de la chaussée et du tablier de l’ouvrage, affouillement du remblai contigu, érosion et affouillement de l’accotement droit », sont les principaux dommages relevés par les techniciens du Ministère des infrastructures et des transports, et rendus publics par le communiqué du conseil des ministres. Si rien n’est fait avec célérité, ces dégâts pourraient s’aggraver au point d’empêcher l’usage du tronçon. Et c’est justement ce qu’a fait le Ministère et dont le compte rendu a été présenté au conseil des ministres.
Déodoras GOUGBEDJI

La Rédaction

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