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Moufaou BADAROU

Hausse des coûts des communications électroniques : L’intournable recul du gouvernement

La mesure de hausse des coûts des communications électroniques mise en exécution depuis ce 19 septembre 2018 par le gouvernement du Président Patrice Talon ne fera pas long feu. Elle devra être rapportée. C’est du moins ce qui paraît normal et raisonnable. C’est à la limite une décision qui n’aurait dû jamais exister. Tant elle manque de cohérence, de pertinence et se trouve en déphasage réelle et flagrante avec tous les objectifs du PAG Bénin révélé.
Dans la perspective de « faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique » tel qu’énuméré dans le PAG, le Président Talon promettait dans ce document la « mise en place de grandes réformes afin d’assainir le secteur, améliorer la qualité des services et réduire les coûts ».
Mieux, l’Organisation des Nations-Unies estime que priver les populations d’Internet comme le fait actuellement la Rupture en surtaxant les coûts des communications électroniques, les rendant inaccessibles, est une violation des droits humains. Cette mesure est explicitement inscrite dans la résolution du 5 Juillet 2012 qui stipule que « le caractère global et ouvert de l’Internet en fait un moteur du développement sous ses diverses formes » et « engage tous les États à promouvoir et faciliter l’accès à l’Internet et la coopération internationale aux fins du développement des médias et des moyens d’information et de communication dans tous les pays ».
Telegramfr dans son tweet remerciant les nouveaux abonnés ruant sur son application, se disait « triste » pour ce qui arrivait au Bénin.
Cette mesure forte instaurée pour mettre fin aux critiques contre le gouvernement selon le ministre Romuald Wadagni est à rapporter. La raison l’impose. La pression populaire actuelle l’exige.

Par Josiane KOI

La Rédaction

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