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Intervention des partis politiques au Congrès du Parti Restaurer l’Espoir Pluie de mots durs sur la Rupture

Officiellement, c’était la cérémonie d’ouverture du 3ème congrès du parti Restaurer l’Espoir ce samedi 03 Juin 2017 à la salle rouge du Palais des congrès. Les représentants des partis politiques devraient donc adresser des messages de soutiens aux organisateurs. Et c’était l’opportunité espérée : pluie de mots durs sur la Rupture.

L’ancien président de la république Nicéphore Soglo, par ailleurs président du Parti la renaissance du Bénin, après avoir peint un tableau noir de la situation économique, a appelé le Président Patrice Talon à écouter le peuple. « On ne peut pas faire le bonheur du peuple contre lui. Il faut écouter les gens… C’est le peuple qui fait tout », a-t-il déclaré. Il finira par clamer toute sa désaffection pour l’entrée des hommes d’affaires en politique. « Je suis contre le fait que les hommes d’affaires fassent la politique. C’était la peste et le choléra. C’est leurs intérêts qui priment. Quand on dit que l’homme d’affaires utilise l’argent pour acheter les gens, c’est normal. C’est sa philosophie », poursuit hercule avant de comparer cette classe de personnes à des pintades, allusion à leur attachement à l’argent.

Le député Atao Hinnouho, au nom de son parti Reso Atao, a également fait part de son analyse de la situation sociopolitique actuelle. Morceaux choisis : « Nous assistons à une profanation de notre système démocratique, la malgouvernance, le développement des intimidations, chantages, répressions, trafic d’influence, clientélisme, enrichissement illicite accéléré, conflit d’intérêt… » ; « aujourd’hui, la déception est grande… En un an de gestion, l’euphorie a cédé la place au désespoir »…

Le Président du Parti la Renaissance du Bénin, le Représentant du Parti communiste du Bénin, le député Eric Houndété, chacun a donné des coups à la Rupture là où cela pouvait faire le plus mal. S’agissant du député Eric Houndété, il a livré le discours le plus court, un peu philosophique : « … le temps n’est pas à la parole. C’est pourquoi je voudrais m’en tenir à ces mots et espérer pour notre pays que les choses changent, que les choses s’améliorent pour chacun de vous, pour chacun de nous ».

L’ancien ministre Candide Azannaï, président du Parti Restaurer l’Espoir, lui aussi, est resté dans la logique du réquisitoire. Lui qui pourtant a été l’un des tout premiers précurseurs et acteurs de la Rupture et Ministre du gouvernement de ce régime durant onze mois, ne l’a pas caressé.

« A quoi servirait la politique si elle consistait seulement à promettre au peuple les lendemains qui changent et à repousser continuellement la réalisation de cette promesse ? », s’est-il interrogé. Pure ironie. Et comme pour répondre à son ex-colistier Joseph Djogbénou qui annonçait sa détermination à désormais faire « la politique avec rage, avec ruse », il clame : « il est possible de faire la politique autrement dans avoir recours exclusivement à la ruse ,la rage, la violence, l’immoralité , la cupidité et au mensonge »…

A ce procès de la Rupture, point de plaidoirie. Rien que des réquisitoires.

Et au « juge » Guy Dossou Mitokpè, d’annoncer le verdict plus tard, au terme des réflexions : « le parti Restaurer l’Espoir suspend » sa collaboration avec le régime de la Rupture. Et comme pour laisser le temps de l’appel, rendez-vous dans trois mois, au conseil national du parti pour le verdict final.

Par Joël C. TOKPONOU

La Rédaction

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