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Justice : Le FNM a pourtant tous ses comptes certifiés jusqu’en 2015

Justice : Le FNM a pourtant tous ses comptes certifiés jusqu’en 2015

De 2008 à 2014, tous les comptes du FNM ont été régulièrement certifiés par le commissaire aux comptes. L’un des plus rigoureux de sa corporation et qui, sur sa longue période d’exercice a certifié très peu de comptes, tant il était minutieux dans ses reproches.

En plus, de ces certifications du commissariat aux comptes, les comptes administratifs et de gestion du FNM sont régulièrement déposés à bonne date à la chambre des comptes de la Cour suprême qui formule des recommandations qui sont aussitôt prises en compte.

Cela fait du FNM la seule structure publique à être en règle vis-à-vis de la chambre des comptes de la haute juridiction.

Avec en majorité des Partenaires techniques et financiers comme bailleurs, le FNM fait l’objet de contrôles fréquents de la part des auditeurs de ces PTF. Et aucun de ces audits souvent menés par des cabinets internationaux n’a révélé une mauvaise gouvernance. Au contraire de nouveaux appuis davantage plus importants sont accordés en guise de reconnaissance.

Il est donc surprenant que dans la foulée des affaires judiciaires supposées de mauvaise gouvernance sous le régime passé, deux responsables du Fonds national de la microfinance, un agent du ministère des finances affecté au FNM et sept responsables de Systèmes financiers décentralisés sont actuellement poursuivis avec mandat de dépôt.

Cette affaire qui porte sur environ un milliard FCFA sur une période de 5 années d’exercice concernent principalement des crédits supposés non encore remboursés et des marchés publics supposés passés en violation du code des marchés publics.

Une situation qui laisse entrevoir plusieurs paradoxes déjà qu’elle concerne un montant bien loin des 60 milliards FCFA annoncés par le conseil des ministres en août 2017, révélant les audits déclarés contraires à la Constitution par la Cour constitutionnelle.

Bien qu’infirmant les résultats de ces audits du gouvernement, les accusations du juge paraissent paradoxales au regard des états financiers de cette institution d’appui à la microfinance.

Les reproches de mauvaise gouvernance telle qu’évoqués semblent bien laisser beaucoup de non-dits.

Josiane KOI

La Rédaction

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