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Moudachirou BACHABI, Urbain AMEGBEDJI, Joël ATAYI-GUEDEGBE et Eugène AZATASSOU apprécient et critiquent le discours de Patrice Talon

Moudachirou BACHABI à propos du discours du Président de la République à la veille du 57ième anniversaire de l’Indépendance

 

« Aidons le Chef de l’Etat à savoir que ça ne va pas… »

 

A l’initiative de la rédaction du journal parlé de la radio nationale, il a été organisé ce soir du 31 juillet 2017, un plateau de décryptage du discours officiel prononcé quelques minutes plus tôt par le Président Patrice TALON à l’occasion de la commémoration du 57ième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Le secrétaire général de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA-Bénin) y était invité en compagnie du Directeur général de l’ANPE, Urbain AMEGBEDJI, d’un acteur de la Société civile, Joël ATAYI-GUEDEGBE et du Coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), Eugène AZATASSOU.

 

 

Tous à l’exception du Directeur général de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) ont exprimé des regrets sur ce qu’ils ont espéré en vain d’écouter dans le discours officiel prononcé ce lundi 31 juillet 2017. Joël ATAYI-GUEDEGBE a par exemple regretté que le Président TALON n’ait pas, dans son discours, donné la position du Bénin, comparée aux autres pays de la sous région et du monde. Il a sans doute espéré mais en vain de savoir par exemple sur divers plans, santé, éducation, assainissement et eau, économie et bien d’autres, les performances de son pays et son positionnement dans le concert des nations. Monsieur Moudachirou BACHABI, secrétaire général de la CSA-Bénin paraît encore plus insatisfait de ce discours pourtant très attendu du Président de la République. Pour sa part donc, contrairement à l’annonce moult fois faite dans d’antérieurs discours et reprise dans ce discours du 31 juillet, le Gouvernement et son Chef ne mobilisent guère les autres forces autour des réformes qu’ils entreprennent. Du coup, a t il dit, avec beaucoup de peine, « 80% des cadres de l’administration aujourd’hui sont sans tâches et perçoivent à chaque mois leur salaire ». Il donne un très exemple, celui des réformes adoptées en conseil des Ministres pour le secteur de la santé et pour lesquelles en amont aucun effort de prise en compte des acteurs et autres cadres du ministère n’a daigné être fait. Dans son développement notamment sur les nouvelles charges et taxes créées sans que le traitement salarial des travailleurs ne soit arrimé à ce nouveau train de vie, il a été constamment contredis par le journaliste animateur. Il n’a pas fallu bien plus pour qu’il pousse son indignation, « aidons le Chef de l’avoir à savoir que ça ne va pas. Ne manipulons pas les informations qui doivent lui parvenir, déjà qu’il est trop distant de son peuple ».

 

Lutte sélective contre l’impunité…

Eugène AZATASSOU ne se fait plus aucune illusion. Il a fini de se faire sa religion sur l’engagement du Président Patrice TALON de lutter contre la corruption et l’impunité. « Seules les personnes qui s’opposent à l’action du Gouvernement sont poursuivies et persécutées. Les proches par contre sont protégées et blanchies par des décisions de non lieux et une définition sélective des périodes des infractions … ». Le Coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin Emergent ne s’en est guère caché, rappelant d’ailleurs que son leader d’antan, le Président Boni YAYI « n’hésitait pas à envoyer ses collaborateurs et parents devant la justice en cas du moindre soupçon de mauvaise gouvernance ». Ce qu’a réprouvé le Directeur général de l’ANPE par un « nous vous connaissons et nous vous avons vus » plutôt ironique.

 

 

 

 

 

 

La Rédaction

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