Salamin Magazine
Fatoumaamadoudjibril

Poursuivie devant la Haute cour de justice : Fatouma Amadou Djibril en exil en France, se dit victime de sa fidélité aux Fcbe

Le 13 septembre 2018, l’assemblée nationale a autorisé la poursuite de l’ancien de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche devant la Haute cour de justice par 57 voix pour, 24 abstentions et 00 contre. Mais jusque-là, Fatouma Amadou Djibril ne comprend pas les raisons réelles de cette poursuite. Elle y voit alors un acharnement politique et est allée en exil pour se protéger des attaques.

L’ancien ministre qui rappelle avoir été une collaboratrice loyale et intègre du Président Patrice Talon qu’elle a servi pendant 13 ans l’une de ses sociétés d’égrenage de coton, estime être victime de sa fidélité aux Forces cauris pour un Bénin émergent. « J’ai été surprise par un communiqué du conseil des ministres du 28 juin 2017 qui évoquait une malversation dans la filière coton. Le nom de mon collègue Djènontin a été cité, ainsi que Bako et Komi Koutché. Donc mon nom n’était pas cité au départ », rappelle-t-elle.

Elle rappelle également que le principe du contradictoire et la présomption d’innocence n’ont pas été respectés. Ce qui a été relevé par une décision de la Cour constitutionnelle.
« On en était là quand mon parti, les FCBE a organisé un congrès à Parakou. Le gouvernement de la Rupture pris de panique, commence encore de plus bel la traque aux opposants. Donc le procureur général envoie nos noms à l’Assemblée pour demander la levée d’immunité et l’autorisation de poursuite des anciens ministres. C’est là où je vois mon nom », indique Fatouma Amadou Djibril.

« La levée d’immunité est instituée pour ne pas tomber sur des coups politiques », mais selon elle, c’est ce qui est arrivé. Car les noms sont envoyés pour des poursuites et levées d’immunité parlementaire dès qu’on critique le régime.

Josiane KOI

La Rédaction

Ajouter un commentaire

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Articles populaires