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Denise-Atioukpe

Rebondissement dans l’affaire d’annulation des prêts de la BID : Menace sur la DG FNM

La sanction infligée à leur Directeur général après seulement six (06) mois à son poste leur avait paru « injuste » et « disproportionnée ». Dieudonné DAHOUN, désormais ex Directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) du Bénin avait donc été relevé de son poste début février 2018 dans l’affaire « annulation par la Banque Islamique de Développement (BID) de deux accords de prêt d’un montant total évalué à 114, 76 milliards de francs CFA » avaient rapporté à l’époque les médias, se fondant sur le communiqué du Conseil des ministres. Pour ses collaborateurs, « la faute ne peut être imputée seulement à la CAA » et les faits semblent commencer à leur donner raison.

 
Lundi 12 mars 2018 soir, jusqu’aux environs de 20h30, heure de Cotonou, Denise DASSOUNDO née ATTIOUKPE, Directrice générale du Fonds National de la Microfinance (FNM) et l’une de ses collaboratrices ont été aperçues dans les locaux de la brigade criminelle à Cotonou, les mêmes locaux que ceux de la sous direction des affaires économiques et financières. Selon les premières indiscrétions, elles y sont écoutées dans le cadre d’une enquête qu’aurait sollicitée le Ministre de l’Economie et des Finances afin de situer les responsabilités dans la perte par le Bénin de ces importants appuis de la Banque Islamique de Développement dont le FNM est entre autres bénéficiaire.
 

Lors des confrontations déjà organisées entre la Dg DASSOUNDO et certains membres du personnel de la CAA, il se serait établi que la faute présumée de « substitution de pages du protocole envoyé à Djeddah au siège de la BID et l’envoi des documents ne l’auraient guère été sans la participation personnelle de la Dg », contrairement aux explications qu’elle avait produite au cours des séances de clarification organisees début février 2018 au palais de la présidence par le Chef de l’Etat.

 

« Au palais de la présidence, elle a tout imputé à la CAA alors même que nous avons conduit ce dossier en étroite collaboration avec elle et elle venait en personne à la caisse retirer les différents documents contre décharge et échangeait des coups de téléphone avec nos collègues en charge du dossier », renseigne un agent de la CAA sous anonymat. « Mieux », souligne-t-il, « le conditionnement des plis et leur envoi à la BID ont été effectués depuis le FNM donc la Dg était très bien au courant de tout; ce qu’elle avait nié devant le Président de la République ».
 

L’enquête se poursuit et rendra sans doute ses résultats au procureur de la République qui avisera. 

Josiane KOI

La Rédaction

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