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Réflexion : Quand le congrès des Fcbe déclenche la rage chez Talon !

Ils n’auraient pas dû faire cette démonstration de force à Parakou les 10 et 11 février derniers. Ce faisant, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont enfreint à la loi de la monotonie politique que prône le président béninois, Patrice Talon. Pour le régime de la rupture, la fin du règne des Fcbe en avril 2016 devrait être la fin de ceux qui ont régné de 2006 à 2016. Mais autour de Boni Yayi, encore lui, les adeptes de la maison Cauris désormais parti politique ont frappé fort dans la cité des Koburu à travers une mobilisation inouïe assortie d’une réorganisation exemplaire couronnée d’énorme pêche d’un député de la 8ème circonscription électorale. L’acte a certainement fait trembler les gardiens du temple rupture au point où le député-garantie de la fidélité de Parakou a Talon a indiqué que son plan A a été foiré avant de toute suite partir s’enfermer dans “son laboratoire politique pour réfléchir au plan B”.

La rage du Chef

Si le député Rachidi Gbadamassi cherchait d’autres inspirations rusées pour contrer les nouveaux responsables du parti Fcbe et leurs militants, le promoteur du régime de ruse et rage à déjà fait son choix. Agbonnon ne compte pas passer par des plans A, B ou autres, la rage est mieux. Patrice est le seul maître dans le giron politique du Bénin (ce qu’il veut, tous doivent le vouloir avec lui sans exception). En tout cas, se montrer capable de revenir s’imposer à nouveau face au Prince du nouveau départ est trop osé pour le secrétaire exécutif national du parti Fcbe et ses suites. La rage du roi est déclenchée. La levée d’immunité de tous ces “insoumis” à la volonté de Agbonnon est requise au lendemain du congrès. Anciens ministres de Yayi et députés, leur place selon la rupture se trouve derrière les barreaux, car qui sont-ils pour oser ne pas chanter la gloire du nouveau départ ? Qui sont-ils pour oser accorder encore d’attention à l’ancien président Boni Yayi au lieu de le traiter de d’un ” simple méprisé vil individu ” ? Valentin Djènontin, Fatouma Amadou Djibril, Idrissou Bako et Komi Koutché avec le parti Fcbe ont touché l’orgueil de Talon et la rage doit leur être appliquée.

*Une vengeance sans élégance*

Le “chômeur Yayi ” est propulsé à la présidence d’honneur du parti Fcbe à l’issue de son 2ème congrès ordinaire des 10 et 11 février à Parakou. Agbonnon ne veut pas l’entendre de ses oreilles.Yayi est vil individu depuis le 6 avril 2016 et ce doit être ainsi jusqu’à la fin du règne du roi Patou 1er. Mais la maison verte n’a pas fait cette volonté du chef. Par rage, le coton des années ciblées est évoquée et du ministère de l’agriculture en passant par des structures sous tutelle de la gestion de l’or blanc au ministère de la justice sous Yayi, les têtes sont réclamées. La demande de la levée d’immunité est formulée aux députés et le parlement doit juste confirmer cette demande et enclencher la procédure afin de fixer le peuple, hâte de voir l’issue, sur l’aboutissement ou non de la levée. Le président Patrice, par ce fait, manque d’élégance. Constater que c’est juste après le congrès du parti dont tous ceux-ci sont membres que de tel acte est posé, on est en doit d’affirmer que le chef a peur et compte se soulager par le moyen de l’acharnement et du chantage politiques. En clair, c’est au Bénin qu’on rencontre “un compétiteur-né” allergique à la compétition.

Clem’so

La Rédaction

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