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Afrique : Capitale mondiale du livre 2021 : Ouagadougou reçoit le soutien de Conakry


En course pour le titre de Capitale Mondiale du Livre attribué chaque année par l’UNESCO depuis 2001, Ouagadougou la capitale du Burkina Faso a officiellement reçu le soutien de  Conakry, à l’occasion de l’ouverture officielle de la 11è édition des 72 heures du Livre. C’était ce mardi 23 avril 2019 au Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry, en présence du Maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé, arrivé un peu plus tôt dans la capitale guinéenne.

Assis aux premiers rangs de la salle de spectacle du Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry pour l’ouverture officielle de la 11è édition des 72 heures du Livre, le 23 avril 2019, Armand Béouindé le maire de Ouagadougou la ville capitale du Burkina Faso est en territoire conquis. Annoncée depuis la veille par les organisateurs, sa présence n’est plus une surprise, lui dont le pays n’est pourtant pas l’invité d’honneur de cette édition.

Dans le protocole des interventions livré en début de cérémonie, son allocution est programmée après le représentant des maires de Conakry, en l’occurrence celui de Dixinn. C’est d’ailleurs ce dernier qui, d’une voix ferme a donné le ton en officialisant ce quidepuis quelques jours, était le secret le moins gardé dans le milieu littéraire : La guinée soutient sans ambages la candidature de la ville de Ouagadougou pour être désignée Capitale Mondiale du Livre pour l’année 2021.

Dernière capitale africaine à être dans ce rôle (2017), Conakry se sent investie d’un rôle de passeur, de coach et d’éclaireur envers Ouagadougou avec qui elle entretient « de très bonnes relations sur le plan culturel et avec qui elle partage des réalités socio-culturelles indéniables », comme l’a rappelé le maire de Dixinn. Ce soutien est donc évident, à l’en croire et Ouagadougou, ville reconnue mondialement pour son effervescence culturelle mérite amplement cette désignation.

« Ouagadougou est prête »

L’avis du maire de Dixinn, son homologue de Ouagadougou le partage entièrement et l’a fait savoir au moment de s’adresser à cette salle remplie de professionnels du livre d’Afrique et du monde, de partenaires et de sympathisants. Rappelant que le processus de la candidature de Ouagadougou pour être désignée Capitale Mondiale du Livre en 2021 est enclenché depuis le 23 avril 2018, Armand Béouindé a fait savoir que sa ville est prête à accueillir cette désignation et à l’assumer pleinement et dignement. « Cette assurance s’appuie sur la volonté des ouagalaises et des ouagalais, des élus locaux et des acteurs de la filière du livre qui partagent un enthousiasme certain pour ce projet et qui l’espèrent avec impatience », justifie-t-il.

Pour le maire de Ouagadougou, la ville, reconnue capitale africaine de culture depuis 2009 par l’Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique (OPCA), dispose de tous les atouts pour décrocher cette désignation, tant les preuves de son engagement et de son positionnement culturel sont tangibles. « Ouagadougou, c’est la ville de Thomas Sankara, leader de la révolution burkinabè, grand Africain ; c’est aussi la ville du Professeur Joseph Ki Zerbo, grand historien ; mais aussi celle du prix Littéraire d’Afrique Francophone 2018, Aristide Tarnagda » s’est vanté Armand Béouindéavant de confier que sa ville ambitionne d’utiliser cette désignation et en l’occurrence le livre et la lecture d’abord « comme tuteurs de notre résilience mais aussi comme moyen de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans notre capitale et dans notre pays ».

Eustache AGBOTON, Envoyé Spécial à Conakry, avril 2019 ©APIC

La Rédaction

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