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Bénin / Actualité : Surprenant contenu de la copie préparée des actes du dialogue politique

Au Bénin, le dialogue politique serait loin d’être la solution aux problèmes. Tout le contraire ! C’est ce que laissent comprendre les conclusions apparemment déjà conçues à l’avance du dialogue politique ouvert ce jeudi 10 octobre 2019 pour se refermer demain samedi 12 octobre 2019.

En effet, sauf revirement spectaculaire, le dialogue politique auquel l’opposition, comme de l’élection du 28 avril 2019 est exclue, accouchera principalement de l’idée de la révision de la constitution du 11 décembre 1990. Deux principales innovations retenues pour y être introduites : l’institution d’un poste de vice-président de la République et la création d’un organe spécial de gestion du contentieux des élections municipales, communales et locales qui sera retirée à la cour suprême, annoncent, médusées, certaines sources. D’autres sources, sans infirmer ces innovations, soufflent qu’il sera fait un meilleur sort au mandat des députés à l’Assemblée nationale dont le mandat sera porté à cinq (05) ans sans effet rétroactif.

Les élections municipales, communales et locales de 2020 seront maintenues mais les élus n’auront qu’un mandat ad’hoc de trois (03) ans. Le plan ici est de coïncider la fin du mandat des députés issus de l’élection controversée du 28 avril 2019 avec celle des maires et conseillers municipaux, communaux et locaux qui seront élus l’année prochaine afin de justifier l’organisation d’élections générales, une proposition fait porter au Parti du Renouveau Démocratique (PRD) dans un mémorandum qu’il a rendu public à la veille de l’ouverture du dialogue au sortir d’une audience avec le Président de la République.
Cependant, il continue de s’entretenir un flou artistique sur le mandat présidentiel et les nouveaux critères d’éligibilité.
Ces points, selon des sources proches du pouvoir, n’auraient pas souvent fait objet d’examen pendant les travaux et réflexions stratégiques préparatoires dont un atelier tenu à Dassa-Zoumè dans le département des Collines.
De l’aveu de certains participants aux travaux de la salle bleue du palais des congrès, donc membres de la mouvance présidentielle, ce qui s’annonce est gênant mais, disent-ils, « nous sommes engagés et ne pourrons qu’approuver ».
Plus loin, retranchés au Chant d’Oiseau de Cotonou, les acteurs de l’opposition, quant à eux, organisés sous l’égide de l’ancien Président de la République, Nicéphore D. Soglo, promettent se battre de toute leur force pour la restauration et la sauvegarde des acquis de la démocratie béninoise. Mais avec quels marges de manœuvre ?

La Rédaction

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