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Bénin / Justice : Flou autour du décès de dame Prudence Amoussou

Lors des échauffourées des 1er et 2 mai 2019 à Cadjèhoun qui ont été marquées par des tirs à balles réelles des forces de l’ordre sur les populations, un cas de décès a particulièrement créé l’émoi dans les cœurs. Sûr une vidéo qui a fait le tour du monde, dame Prudence Amoussou, veuve et mère de sept enfants, ayant reçu une balle s’est écroulée, se tordant de douleurs et gisant dans un bain de sang. Ses appels à l’aide et à la protection de ses enfants n’ont rien pu. Elle a succombé plus tard. Mais comme pour d’autres défunts lors de ces soulèvements, son corps n’a pu être enterré jusque-là. Ce n’est que cette semaine que la justice a fait une main levée sur les corps.

Mais chose paradoxale, informe Fidèle Kikan, Président d’Amnesty International Bénin sur Radio Soleil FM, un document administratif du CNHU Hubert Maga indique que dame Prudence Amoussou serait décédée dès suite d’une maladie. Il rapporte ainsi la conclusion d’un document administratif du CNHU dont il se refuse de révéler le signataire. Il exige que des autopsies contradictoires soient faites, donc en présence des parents des victimes et dans la transparence.

Même exigence de la part de Julien Togbadja. Le président de la Ligue pour la défense des droits de l’homme demande aussi que des autopsies contradictoires soient faites. “Il faut que les parents ne s’empressent d’enterrer les corps”, conseille-t-il. Et “les autorités du Cnhu doivent se prononcer sur le sujet”, poursuit-il.

Selon Julien Togbadja, le document administratif évoqué n’est que la déclaration de mort de dame Prudence Amoussou. Mais il reste le certificat de décès qui sera signé par le médecin qui a constaté le décès. C’est ce dernier document qui a une valeur juridique.

La Rédaction

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