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Bénin / Politique : Reckya Madougou appelle au respect des droits humains

Dans une publication qu’elle a faite sur sa page facebook, la candidate recalée à l’élection présidentielle appelle la justice à être juste. Reckya Madougou prend l’exemple de son militant Bio Dramane Tidjani gardé à la brigade criminelle et que ses avocats n’auraient pas vus.

Publication de la candidate des Démocrates

Chers compatriotes et amis du Bénin, dans un Etat démocratique, toute personne détenue a le droit de savoir pourquoi il est en état d’arrestation ou de détention. Mieux, elle a également le droit de s’entretenir avec son avocat. Depuis hier 22  février jusqu’à ce matin, les avocats de Monsieur Bio Dramane Tidjani (alias BDT), n’ont pu entrer en contact avec leur client. Ils se sont rapprochés à au moins deux reprises ce matin du 23 février de la Brigade criminelle et ont demandé à voir leur client sans succès. Le commissaire principal, le nommé Didier Ahanomè, leur a opposé un refus catégorique sans en donner la raison.

Jusqu’à cet après-midi, les avocats et la famille politique de Monsieur Bio Dramane Tidjani ignorent dans quels états psychologique, physique et sanitaire se trouve ce dernier. Hier déjà il est resté affamé toute la journée à la CRIET puis à la brigade criminelle. 

Le refus aux avocats d’un détenu, de surcroît dans des conditions aussi illégales, constitue manifestement une grave violation des droits de la défense.

Convoqué, Monsieur Tidjani, Coordonnateur adjoint de la huitième circonscription électorale du parti Les Démocrates et proche collaborateur de la candidate que je suis, s’est rendu à la CRIET hier 22 février avant 10 heures. 

Après une longue attente qui a duré toute la journée, *C’est après 21 heures qu’il a été brièvement entendu en l’absence de ses avocats, ce qui est également une violation grave dans la procédure.* Puis Contre toute attente, il a été placé en garde à vue à la Brigade criminelle à Sèmè. 

Le fait même qu’il ait été convoqué par le procureur spécial de la CRIET sans que cela ne passe par une convocation de la Brigade criminelle est une autre violation des droits de la défense.

Les autorités de notre pays doivent immédiatement cesser d’instrumentaliser les procédures judiciaires pour intimider et harceler les dirigeants et les membres du parti « Les Démocrates », les opposants en général et les activistes. 

Je vous confirme que cette vague d’attaques judiciaires est savamment orchestrée par le pouvoir en représailles à notre volonté de participer à la prochaine élection présidentielle, à la forte mobilisation des démocrates sur le terrain et à toutes nos activités en général relevant de l’exercice des droits à la liberté de réunion et à la liberté d’association.

Plus globalement, ces attaques incessantes contre l’opposition politique s’inscrivent dans le contexte de l’intimidation, du harcèlement et des poursuites judiciaires pour réduire au silence les opinions dissidentes et divergentes. 

Nous nous insurgeons contre cette utilisation abusive du pouvoir judiciaire. Nous allons continuer à mener le combat pour un retour des principes démocratiques dans notre pays. Nous n’avons pas peur. Nous ne fuirons pas du Bénin.

#RestaurationDemocratie

#OuvrezLesElections

Reckya Madougou

La Rédaction

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