Salamin Magazine

Scandale à la Société Béninoise d’Energie Electrique : Du Paradis à l’enfer ?

Des bisbilles autour de l’acquisition d’un bus de marque Scania à la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE). Au cœur de ce qui réunit des indices d’une vraie mafia, se trouvent des acteurs qui ne sont pas à leur premier coup. Les publications Salamins avaient par le passé tenté de révéler les faits d’armes de certains d’entre eux de connivence avec l’ancienne direction générale et le conseil d’administration de la SBEE. https://salamins.com/benin-actualite-qui-dirige-vraiment-la-sbee/
Alors qu’on pourrait espérer qu’avec l’avènement du nouveau directeur général, Monsieur Jacques Paradis, ces faits connaitraient l’enfer, c’est alors qu’ils semblent encore mieux prospérer à en croire des faits nouveaux que rapportent et dont s’indigent plusieurs sources introduites à la chaîne d’exécution des commandes et des dépenses au sein de la société. De quoi s’agit-il en réalité ? La Sbee décide d’acquérir un bus et au nombre des prétendants à l’offre, se retrouvent le représentant connu au Bénin de la marque Scania https://d.facebook.com/story.php?story_fbid=799666036796900&id=329554917141350&tn=%2Cg
et un autre qui tous, proposent un bus de marque Scania. Déjà à ce nouveau, on peut se demander comment un concurrent prend le risque de faire l’offre d’une marque en compétition contre le concessionnaire de ladite marque ? Mais ce n’est pas le plus scandaleux de l’affaire. Finalement, cet autre concurrent gagne la commande et obtient le contrat pour la livraison du bus de marque Scania. Dans ledit contrat, il est indiqué que le bus sera de fabrication suédoise mais monté en Afrique du Sud. Parfait. Malheureusement et selon les premiers résultats des recoupements effectués par les publications Salamins, ce bus livré à la Sbee a été plutôt monté près d’ici au Ghana par une société dénommée Néoplan Ghana Limited conformément à une inscription que porte une plaque signalétique retrouvée sur le véhicule livré. Là encore n’est pas le pire des faits. Le rapport d’une commission de réception constituée de deux cadres aurait indiqué que le bus a été réceptionné en usine à Transauto à Anvers en Belgique. Un véritable commerce triangulaire sous une ère de rupture et de réformes présumées au sein d’une société déjà en difficultés dont les abonnées ne cessent de se plaindre de diverses insuffisances dans le service vendu. Ces faits nouveaux font suite à bien d’autres au sein de la même société et faisant état de ce qu’il y a seulement semaines, des membres d’une commission de réception s’étaient vus contraints de réception des véhicules qu’ils ont estimés réformés plutôt que d’être neufs comme l’exigeaient les caractéristiques contenues dans l’offre et un camion grue acheté et livré et qui s’est révélé moins puissant que celui décrit par les spécifications techniques. Alors qu’elle est la responsabilité de cette commission de réception à qui visiblement on imposerait tout et dont les membres ne démissionnent jamais ou ne dénoncent pas leurs commanditaires aux autorités judiciaires s’ils ne sont eux-mêmes complices voire acteurs premiers de ces faits dont devrait chercher à connaitre la CRIET?

La Rédaction

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