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Taekwondo en Côte d’Ivoire : second sport national après le foot

Depuis que l’Ivoirien Cheick Cissé a gagné une médaille d’or en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kilos, aux JO 2016 à Rio, ce sport est devenu extrêmement populaire dans le pays. Parti de rien du tout, ce sportif est devenu un exemple pour tous dans ce pays. Découvrons ensemble tout ce qu’il y a à savoir sur le taekwondo en Côte d’Ivoire.

Le taekwondo en Côte d’Ivoire : un succès titanesque

Le succès du taekwondo est incontestable dans ce pays africain. En seulement dix petites années, le nombre de licenciés de ce sport a plus que doublé. En effet, il est passé de 15 000 à 40 000 individus. Ainsi, il est désormais le second sport du pays derrière le football évidemment mais devant l’athlétisme ainsi que le basket. L’homme qui a contribué a popularisé ce sport n’est autre que Daniel Cheick Bamba. Il s’agit de l’ancien ministre de l’intérieur. En poste de 2006 à 2007, ce dernier est un véritable passionné de taekwondo. Menant la fédération depuis désormais 2009, il a contribué à la mise en place de multiples réformes de professionnalisation ainsi que de démocratisation de ce sport.

De nos jours, c’est plus de 360 clubs qui sont présents dans la totalité des régions du pays. Tandis que d’autres pays africains se dirigent vers la boxe ou la lutte, la Côté d’Ivoire a fait le choix du taekwondo. Ce sport a débarqué sur le territoire ivoirien grâce au maître sud-coréen Kim Young Tae. Ce dernier est arrivé dans le pays en 1968 afin de former des maîtres ivoiriens. Cet art martial plaît désormais à énormément de monde car il est avant tout accessible et olympique. En effet, en règle générale, les sportifs préfèrent se diriger vers un art martial pouvant leur offrir le plus de gloire possible. 

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Un sport servant d’outil éducatif

Il aura fallu du temps afin d’anoblir cette pratique qu’est le taekwondo. À l’époque, ce sport était vu comme une pratique de voyou. Ainsi, il a fallu convaincre les familles. Or, cela est désormais bel et bien de l’histoire ancienne puisque désormais il est l’art martial le plus répandu dans le pays. Cela ne vous étonnera donc pas d’apprendre que beaucoup de hauts cadres ivoiriens sont taekwondoïstes. Même chose pour des personnes hauts placés qui ont déjà pratiqué ce sport : président de la Cour suprême ou encore ministres.

Ainsi, au fil du temps, le taekwondo s’est démocratisé et les parents se sont de plus en plus dirigés vers cet art martial, véritable outil éducatif. En effet, ce sport, c’est avant tout de la discipline, du courage ainsi que de la hiérarchie. Outre cela, il permet à ses pratiquants d’évacuer le stress ainsi que la colère présents en eux. Cependant, il faut tout de même prendre en compte que même si cet art martial touche énormément de monde, c’est la classe moyenne qui le pratique le plus. Dans les différents clubs de taekwondo, il faut débourser en règle générale environ 200 000 francs CFA (ce qui correspond à 300 euros) chaque année pour la compétition. Ainsi, cela n’est pas à la portée de tous car le SMIC mensuel dans le pays est de seulement 90 euros.

Mais également une tradition dans le pays

Comme vu un peu plus haut, il a fallu patienter jusqu’en 2016 afin de voir le taekwondo ivoirien au sommet olympique. Cependant, il y a depuis toujours une vrai tradition de ce sport dans le pays. Au même titre que le judo, sport s’étant répandu avant et après guerre en France et sur le continent européen avec le grand maître japonais Mikinosuke Kawaishi, c’est un asiatique (un coréen plus exactement) qui est venu popularisé ce sport dans le pays.

Kim Young-tae a débarqué en 1973 et a enseigné cet art martial à des élèves locaux. Ensuite, des clubs se sont ouverts et le processus s’est enclenché. Quelques années plus tard, en 1979, le pays a tout simplement organisé le tout premier championnat d’Afrique des nations. Rapidement, les champions ivoiriens se sont illustrés sur la scène internationale. Dès les seconds championnats du monde, organisés en 1975, le taekwondo ivoirien a décroché deux médailles de bronze, et d’autres ont suivi sur les autres éditions en argent et en bronze.

Actualité : Succès au Jeux Africains 2019

Aux jeux africains 2019 organisés au Maroc, lors de la toute première journée des compétitions de taekwondo, trois des cinq athlètes ivoiriens engagés ont réussi l’exploit de gagner une médaille en or à la suite de leurs combats respectifs ! Voici les noms de ces derniers : ins Cissé Cheick  Salah (dans la catégorie des -80 kilos) et Gbané Doudou (dans la catégorie des -87 kilos) chez les messieurs, sans oublier Coulibaly Bamou (pour les -49 kilos) chez les femmes. Pour rappel, cette compétition qui est la douzième édition des jeux africains, se déroule en août 2019 dans la célèbre ville de Rabat. Sachez que plus de 6000 athlètes africains provenant de 28 disciplines sportives participent à ces jeux.

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